L’Association nationale des industries alimentaires réagit dans un communiqué, le 25 août, à la décision du Premier ministre de taxer les boissons sucrées, en estimant que c’est une mesure « injuste, stigmatisante et sans fondement ». « Taxer certaines denrées alimentaires, sur la base d’arguments de santé publique, alors même que ces produits sont autorisés sur le marché, et qu’ils font l’objet de contrôles permanents de la part des autorités sanitaires, est purement et simplement illogique et scandaleux ». Une telle mesure revient à « stigmatiser ces produits » en les désignant comme « mauvais » ou « nocifs », en appliquant la même politique fiscale que pour le tabac, sans justification scientifique », indique l’Ania. Les boissons sucrées « représentent moins de 3,5 % de l’apport calorique quotidien des Français », argumente l’Ania. Les spiritueux sont déjà taxés à hauteur de plus de 80% du prix de vente aux consommateurs, relève l’association, qui indique que cette nouvelle mesure entraînera une augmentation de 90 centimes par litre pour les boissons titrant 40 degrés. De son côté le SNFS (Syndicat national des fabricants de sucre) estime qu’il « ne faut pas entrer dans une mécanique par laquelle on montre du doigt des aliments dits dangereux alors qu’ils sont pleinement autorisés ». De plus, son président Bruno Hot estime que la mesure sur les sodas aura un impact sur le pouvoir d’achat des plus modestes qui sont les premiers consommateurs de ces produits. Le Cedus (centre de documentation sur le sucre) devait diffuser un communiqué sur la question le 26 août.
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