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Pour les eurodéputés, le temps est compté

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Sur les grands dossiers du moment — notamment le budget et la politique agricole post-2020 de l’UE —, les parlementaires européens ne peuvent certainement pas se contenter d’avancer à un train de sénateur. Et même s’ils font preuve de la plus clairvoyante célérité, les prochaines élections européennes, fin mai 2019, risquent de les empêcher de finir le travail, parce qu’ils ne sont pas les maîtres du temps que prendront les dirigeants des États membres pour se mettre d’accord sur le sujet qui détermine tout : les finances. Et parce qu’ils ne sont pas les maîtres d’œuvre face aux intérêts nationaux qui ressurgissent plus que jamais au moment des grandes décisions. C’est regrettable car leurs prises de position, qui ne peuvent toutefois pas se baser à ce stade sur les propositions législatives que la Commission de Bruxelles doit soumettre seulement en mai et juin, sont plutôt porteuses pour l’Union en général et la Pac en particulier. C’est le cas notamment de leur résolution sur le prochain cadre financier de l’UE à 27 qui appelle, « à tout le moins », au maintien du budget agricole à son niveau actuel et, précision importante, « à prix constants ». Certes, les députés peuvent se permettre des largesses que les exécutifs s’autorisent rarement. Il n’en reste pas moins que leurs orientations ont un certain poids politique. Des orientations que la prochaine Assemblée ne sera peut-être pas en mesure de relayer, car, au vu des résultats des dernières élections nationales, elle risque d’être ingérable. Même si les Britanniques ne sont plus là.

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