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Pour l’Office du lait, la situation de la filière donne raison à ses revendications

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Paul de Montvalon, président de l’Office du lait créé par l’Apli et membre de Faire France, n’est pas étonné par les difficultés d’application de la hausse de 25 euros les mille litres de lait émanant de la médiation entre les acteurs de la filière. « On sait depuis le départ que la médiation ne sera pas suffisante : on met un pansement au lieu de s’attaquer au fond du problème », commente t-il. « Les distributeurs et les industriels se renvoient la balle, c’est dramatique pour la filière laitière. On voit intervenir les plus hautes autorités de l’État, et résultat des courses : rien. Il faut se demander si le gouvernement a la volonté de faire changer les choses, et s’il en a les moyens », ajoute l’agriculteur.
Selon lui, la situation dans laquelle se trouve l’élevage laitier, avec de nombreux producteurs qui arrêtent leur activité, avait été prévue par son organisation. Il critique depuis sa mise en place la contractualisation et les organisations de producteurs (OP) par entreprises : « On nous dit depuis deux ans qu’avec la contractualisation, ce sont les OP qui vont négocier les prix du lait. Mais pour la médiation, on a invité les syndicats », constate t-il, alors que sa structure n’a pas été conviée.
Il défend toujours la création d’OP transversales par bassins au lieu des OP verticales par entreprises telles qu’elles existent aujourd’hui : « On voit bien que ça ne marche pas ! L’OP de Bel grand Ouest a 95% de producteurs adhérents, et ils n’ont même pas eu la hausse de prix liée à la médiation ». Selon lui, ce sont les industriels qui bloquent la création de ces OP, mais aussi la FNPL et les JA, alors que les pouvoirs publics y sont favorables.

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