Pour nourrir tout le monde en 2050, il faudra produire plus, mieux, consommer moins de nourriture par habitant et moins rouler si les biocarburants sont la seule alternative au pétrole. Telles sont les perspectives de l’économie des ressources agricoles et alimentaires si les tendances actuelles se prolongent, indique l’Académie des Sciences, dans un ouvrage intitulé Démographie, climat et alimentation mondiale.
«Une poursuite des tendances actuelles en matière de nutrition rendrait très difficile la mise en adéquation de l’offre alimentaire potentielle avec la demande », souligne l’ouvrage Démographie, climat et alimentation mondiale, qui a été présenté courant mars par l’agronome Michel Griffon (1). Il faudra jouer sur de nombreux facteurs pour parvenir à cet objectif de nourrir les 9 milliards d’habitants attendus en 2050 : mieux employer les ressources, par une consommation plus modérée, de viande notamment, et de biocarburants, tandis que la production devra s’accroître plus par l’amélioration des techniques culturales que par l’extension des terres cultivées. Telles sont les principales recommandations que les auteurs, scientifiques de la démographie, de l’agronomie, de la biologie et de l’hydrologie, font dans ce livre de 313 pages.
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