A l’occasion des 50 ans du certificat d’obtention végétal (COV), chercheurs et professionnels se sont retrouvés lors d’un colloque à Paris le 1er février. Pour Christian Rousseau, président de la coopérative Nouricia, « nous devons répondre au plan Ecophyto 2018 d’ici 6 ans, ce qui implique une baisse de 50% de l’utilisation de produits phytosanitaires ». Selon lui, « la création d’un nouveau système de production agricole en rupture avec le passé sera nécessaire ». Pour permettre cette « rupture », de nouvelles variétés adaptées vont devoir être créées. Ainsi, Christian Rousseau estime-t-il que les COV permettront de rémunérer la recherche variétale afin qu’elle réponde aux nouvelles attentes de la société. À cette occasion, des représentants de l’Inra ont aussi loué les mérites des COV vis-à-vis des brevets en tant qu’outil de libre partage des connaissances. En début de colloque, des membres de la Confédération paysanne ont fait irruption dans la salle pour dénoncer le système de COV. Pour le porte-parole du syndicat, Philippe Collin, cette loi, « qui constitue une nouvelle taxe pour les paysans », n’a pour but que de « préserver les intérêts des obtenteurs », au lieu d’inviter les « pouvoirs publics à investir directement dans la recherche ».
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