« Les conditions de vie des animaux d’élevage en France se sont améliorées au cours des dix dernières années » : c’est ce qu’estime près d’un répondant sur deux (47 %) à un sondage OpinionWay pour le LIT Ouesterel publié le 15 novembre (1). Au contraire, 22 % des répondants pensent qu’elles se « sont dégradées » et 30 % qu’elles « sont restées stables ». Sans surprise, les jeunes trentenaires semblent avoir une image plus négative de l’élevage : seul un tiers (34 %) des répondants de 25 à 34 ans déclare que les conditions d’élevage se sont améliorées.
L’étude – qui affiche une marge d’erreur de « 1,5 à 3 points » – ne permet toutefois pas de dégager de tendance marquée sur les conditions actuelles d’élevage : 49 % les trouvent « bonnes » et autant les qualifient de « mauvaises ». L’enquête confirme l’intérêt des Français pour la question du bien-être animal, tout en mettant en lumière leur méconnaissance du sujet. Les répondants sont ainsi 60 % à admettre qu’ils connaissent « mal » les conditions « d’élevage, de transport et d’abattage des animaux ».
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Comment améliorer le bien-être des animaux d’élevage ? Parmi les solutions proposées aux répondants, celle d’une « signalisation spécifique indiquant différents niveaux de bien-être animal sur les produits finaux » recueille 77 % des suffrages. Un outil similaire à l’Étiquette bien-être animal, à laquelle collabore le LIT Ouesterel (qui regroupe chercheurs de l’Inrae, acteurs économiques, ONG et collectivités). Une solution plébiscitée, mais qui arrive derrière deux autres propositions : celle d’une « réglementation plus stricte » (83 %), et celle d’un « recours accru à des pratiques d’élevage basées sur la nature ».