Abonné

Agriculteurs français et africains « Pour une défense commune » sur les dossiers internationaux

- - 2 min

Lors de son assemblée générale qui s’est tenue les 30 juin et 1er juillet, l’association Agriculteurs français et développement international (Afdi) a cherché à consolider une «défense commune» sur les dossiers internationaux. Des exemples réussis d’organisations paysannes en Afrique encouragent les membres de l’Afdi à poursuivre leurs actions, mais avec des moyens financiers différents.

Une table ronde de l’Afdi, tenue le 1er juillet, a montré les progrès accomplis depuis une décennie au Sénégal et au Bénin en matière de structuration des organisations paysannes. Samba Gueye, secrétaire général du Conseil national de concertation et de coopération des ruraux du Sénégal, a livré deux témoignages. « Nous avons lutté farouchement pour que le gouvernement emprunte à la Banque mondiale pour financer l’innovation, nos organisations, faire de la formation. Début 2003, nous avons demandé au chef de l’État, récalcitrant, de nous rencontrer. Il a fini par accepter et nous avons obtenu un plan de relance de l’agriculture. »

Bernard Layre, le nouveau président de Jeunes agriculteurs, est venu apporter son soutien à l’alliance Nord-Sud, « qui n’est pas seulement nécessaire, mais aussi vitale» de part et d’autre, pour en finir avec les politiques agricoles menées dans le monde depuis 40 ans et qui concourrent à la dégradation du revenu. Il estime possible une sortie du système ultra-libéral d’ici une dizaine d’années. Le président de l’Afdi, Gérard Renouard, moins optimiste, craint qu’il faille attendre une trentaine d’années.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

Xavier Darcos, ministre délégué à la Coopération, au Développement et à la Francophonie, a indiqué aux congressistes que l’Afdi devra moins dépendre des financements du ministère des Affaires étrangères. Selon lui, il faut « convaincre la profession agricole qu’il est plus sain, mais aussi de son intérêt, de prendre une part plus importante dans ces financements ». L’Afdi est en train de renouveler une convention avec le ministère des Affaires étrangères, portant sur 600 000 euros par an. Elle est sur le point de ce faire financer par les conseils généraux.