Les prix alimentaires mondiaux ont poursuivi leur mouvement de baisse en janvier, selon l'Organisation des Nations unies pour l'agriculture et l'alimentation (FAO). Selon la FAO, l'indice des prix alimentaires, qu'elle établit chaque mois grâce à cinq familles de produits de base – céréales, viandes, lait, huiles et sucre –, a baissé de 1,9 % par rapport à décembre 2014 pour s'établir à 182,7 points.
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L'indice FAO des prix des céréales était en moyenne de 177,4 points en janvier, soit une chute de 3,6 % par rapport à décembre. Cette forte diminution s'explique principalement par l'effondrement (7 %) des cours internationaux du blé, ceux des céréales secondaires et du riz ne se contractant que de 1 % au plus. « La plongée des prix du blé répercute des estimations confirmant une offre abondante pour la présente campagne, à quoi il faut ajouter la probabilité que les stocks atteignent leur plus haut niveau depuis une bonne dizaine d'années », précise le communiqué publié le 5 février. Dans les prix des produits laitiers, l'indice FAO s'est maintenu à 173,8 points en janvier, alors que le fléchissement des prix du fromage et du lait écrémé en poudre a été compensé par une hausse du beurre, les prix du lait entier en poudre restant quant à eux inchangés. La chute de la valeur de l'euro a fait converger les cours à l'exportation d'Europe avec les offres de l'Océanie et des États-Unis. L'Indice FAO des prix de la viande s'est établi en moyenne à 194,3 points en janvier (-1,6 % par rapport à sa valeur révisée de décembre). Un resserrement en partie imputable à la diminution du taux de change entre certaines monnaies, en particulier l'euro, et le dollar des États-Unis. Et sur le sucre, l'Indice FAO était stable à 217,7 points le mois dernier. Si les incertitudes sur la récolte de sucre au Brésil, qui commence normalement en avril, ont plutôt tendance à soutenir les prix à l'exportation, de l'autre, les prévisions laissant entrevoir une offre abondante dans les principales zones de production sucrière, dont l'Inde, la Thaïlande et l'Union européenne, ont neutralisé les effets sur l'indice.