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PPA : « dépeuplement des sangliers » à la frontière franco-belge

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« Le niveau de risque est aujourd’hui maximal », a annoncé le ministre de l’Agriculture français Didier Guillaume, par un communiqué le 14 janvier, après que son homologue wallon a confirmé deux cas positifs de peste porcine africaine (PPA), sur des sangliers retrouvés le 8 janvier à environ un kilomètre de la frontière franco-belge. Alors que jusqu’ici les cas positifs avaient été contenus dans la zone dite tampon, les deux derniers ont été retrouvés plus à l’ouest, au-delà de cette zone dont les contours viennent d’être révisés par les autorités belges.

En conséquence, en France, une « zone blanche » est mise en place à la frontière, où il sera procédé « très rapidement » à un « dépeuplement des sangliers ». Cette zone sera « délimitée par une clôture dont la mise en place débutera dans les prochains jours », annonce le ministre. Ses contours doivent encore être validés par l’Anses. Des recherches de cadavres de sangliers vont être effectuées dans cette zone, où par ailleurs toute activité forestière est suspendue. Didier Guillaume a également annoncé la création d’une cellule de crise, présidée par Loïc Gouello, inspecteur général de la santé publique vétérinaire, qui se réunira dès cette semaine avec les acteurs nationaux.

« Didier Guillaume semble avoir pris la mesure de la situation ; nous nous en félicitons », ont réagi la FNSEA et la Fédération nationale porcine (FNP) dans un communiqué le jour même. « Que de temps toutefois, pour prendre des mesures que nous demandons depuis maintenant… 4 mois ! »

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Même satisfaction chez la fédération des chasseurs (FNC) : « Dans certains pays d’Europe centrale, on a réussi à limiter l’expansion de la maladie grâce à ces zones tampons et à l’éradication des sangliers », a expliqué à l’AFP Thierry Coste, conseiller à la FNC, qui militait pour cette solution car l’arrivée de cette maladie en France « sera une catastrophe pour les éleveurs de porcs comme pour les chasseurs ».

Une fois tués, les sangliers sont incinérés sur place ou à proximité pour éviter la propagation de la maladie, a-t-il expliqué. Il estime à plusieurs milliers le nombre de sangliers qui seront présents dans la zone blanche française.

« Dépeuplement des sangliers » dans la zone blanche