Des chercheurs chinois ont mis au point par modification génétique un « nouveau candidat vaccin » contre la peste porcine africaine (PPA), offrant selon eux « une protection de 100 % sans symptôme clinique », apprend-on sur le site Pig Progress. Des travaux qui peuvent aider à « un futur développement de vaccin » et « contribuer aux stratégies de prévention de la PPA », avancent-ils dans un article paru dans la revue Journal of Virology. Les chercheurs ont supprimé deux gènes du virus de la PPA, ce qui permet, selon eux, de produire « des vaccins vivants atténués plus sûrs et plus efficaces ». La méthode habituelle consiste à supprimer un seul gène, mais les virus ainsi obtenus « ont encore de la virulence ».
Les porcelets inoculés avec le candidat vaccin n’ont montré « aucun signe lié à la PPA », et « ne pouvaient pas excréter le virus », évitant ainsi la transmission de la maladie à d’autres animaux placés avec eux. Ils ont ensuite été infectés avec le virus de la PPA, montrant une protection de 100 % contre la maladie, ainsi que des signes cliniques « légers » à nuls selon la concentration de vaccin administrée.
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Seuls deux vaccins contre la PPA sont actuellement homologués, et un troisième devrait bientôt suivre, tous au Vietnam. Ces vaccins vivants atténués présenteraient des « désavantages », selon David Williams, du Centre australien de préparation contre les maladies (ACDP) : risque de retour à une souche virulente, efficacité limitée à une seule souche, limitations d’usage, etc. En novembre 2023, l’agence nationale scientifique australienne (CSIRO) a annoncé le lancement d’essais d’un vaccin à ADN produit par l’américain MBF Therapeutics. Et en France – où la vaccination des élevages semble peu adaptée –, l’Anses travaille sur un vaccin oral pour les sangliers.