Abonné

PPA/Espagne : l’enquête patine, les pertes s’accumulent

- - 2 min

Le ministère espagnol de l’Agriculture avait lancé une perquisition début décembre dans les installations du centre de recherche en santé animale IRTA-CRESA, proches des foyers de peste porcine africaine (PPA) près de Barcelone, dans le cadre de l’enquête judiciaire visant à découvrir l’origine du virus. Mais la piste d’une fuite accidentelle d’un laboratoire pourrait être abandonnée au vu du séquençage génétique du virus des sangliers morts à l’IRB (Institut de recherche biomédique de Barcelone, ndlr). Les échantillons prélevés « ne correspondent pas aux échantillons des laboratoires que nous avons », a déclaré en conférence de presse le 30 décembre Òscar Ordeig, responsable régional de l’Agriculture. « Les laboratoires de référence officiels donneront la conclusion définitive », a-t-il ajouté.

Bien que la maladie ne s’étende pas au-delà des 6 km autour du premier foyer (29 cadavres atteints recensés au 30 décembre), les éleveurs espagnols souffrent du freinage brutal des exportations vers les pays tiers. Ils perdent plus de 41 € par tête, a estimé Guillem Burset, observateur du marché espagnol, sur le site spécialisé 3tres3 le 22 décembre. Le prix de vente du vif a chuté à 1,04 €/kg (source Mercolleida), alors que le coût de production est « d’environ 1,37-1,38 €/kg ». Comme « aucune augmentation du prix des porcs n’est prévisible jusqu’en février », selon lui, « il y aura certainement une réduction du cheptel porcin espagnol », avance-t-il. Dans ses prévisions, l’observateur a pris en compte le taux de taxe antidumping chinois pour cinq ans sur les importations espagnoles (9,8 %, contre un droit provisoire de 20 %), annoncé le 16 décembre par Pékin, ainsi que la timide reprise des exportations sur pays tiers.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

santé animale
Suivi
Suivre
institut de recherche
Suivi
Suivre

SC

« Il y aura certainement une réduction du cheptel porcin espagnol »