La persistance de la sécheresse décennale au Maroc, asséchant les nappes phréatiques du pays, entraîne une raréfaction alarmante des plantes médicinales et aromatiques dans le pays, souligne le site barlamane.com. Le Maroc produit en moyenne 140 000 tonnes par an, réduit à 100 000 tonnes en 2024. Cela concerne en particulier le romarin : « Les récoltes marocaines de cette plante s’élevaient habituellement de dix à onze mille tonnes ; désormais, elle est quasi-introuvable sur le marché » est-il rapporté. La situation de pénurie entraîne une flambée des prix touchant toutes les espèces : le prix à la ferme de la menthe a bondi de 200 %, celui de la verveine de 150 % et celui de la rose de 40 à 50 %. Certaines plantes, telles que la mousse de chêne et le lierre commun, se font désormais rares voire absentes.
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La situation touche aussi bien les espèces sauvages que la production irriguée. Si les précipitations du printemps ont un tant soit peu rechargé les nappes phréatiques, « de nombreuses espèces nécessitent un environnement humide et surtout de la neige, qui a quasiment disparu des montagnes ces dernières années », est-il indiqué. Au Maroc, moins de 1 % du volume de PPAM est cultivé, avec à peine 10 000 hectares irrigués, contre plus d’un million d’hectares de récoltes sauvages, plus fragiles. La diminution de la production s’accompagne d’un recul des volumes exportés, parallèlement à une hausse des prix. Ainsi, les prix à l’exportation ont augmenté en moyenne de 30 % entre 2023 et 2025. La situation pousse aujourd’hui les professionnels à réserver les volumes aux clients historiques (Inde, Chine, Europe, Maghreb, Afrique de l’Ouest).