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Prairies : les images satellites toujours contestées

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Dans un communiqué du 27 septembre, les associations spécialisées (AS) d’éleveurs de ruminants de la FNSEA estiment que les mesures satellitaires utilisées dans le cadre de l’assurance des prairies « ne représentent pas la réalité ». « Les cartographies [satellitaires] publiées font état d’une pousse de l’herbe cumulée favorable dans la majorité des territoires », dénoncent la FNB (bovins viande), la Fnec (caprins), la FNO (ovins) et la FNPL (producteurs de lait), illustrant leur propos d’une carte siglée « Airbus » publiée sur le site Pleinchamp le 26 août. Des résultats qui ne prennent pas en compte, selon les AS animales, la sécheresse et les canicules de cette année, qui a provoqué de nombreuses « ruptures de pâturage ». « Comment pourrait-on justifier l’usage de tels outils, incohérents, dans les dispositifs actuels et futurs de gestion des risques climatiques ? », s’interrogent les éleveurs. « L’utilisation d’outils indiciels et satellitaires sera un avantage certain pour l’avenir, dès lors qu’ils auront prouvé leur efficacité et leur fiabilité », affirment les associations spécialisées, appelant à privilégier dans l’immédiat « la réalité des expertises de terrain ».

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Le lendemain, la FNSEA a apporté quelques précisions en diffusant un courrier envoyé aux parlementaires le 22 septembre. Alors que la loi sur la réforme du système de gestion des risques prévoit que les agriculteurs puissent demander une « réévaluation » des pertes, le syndicat majoritaire demande « la mise en place, dès le 1er janvier 2023, d’un dispositif complémentaire d’expertises terrain simple et accessible à chaque éleveur, assuré ou non ». Le but ? « Corriger toute incohérence entre l’indice et la mesure constatée de la pousse de l’herbe », écrit la présidente de la FNSEA Christiane Lambert.

La FNSEA demande des expertises de terrain complémentaires