Avec une pousse cumulée inférieure, au 20 août, de 36 % à la moyenne 1989-2018, la situation des prairies permanentes françaises « continue de se dégrader », constate Agreste dans une note de conjoncture le 27 août. « L’herbe ne pousse plus depuis plus de deux mois en raison de l’absence durable de pluies et de températures très élevées », note le service statistique du ministère de l’Agriculture. Résultat : « Toutes les régions sont déficitaires. » La région Paca, qui était la seule non déficitaire au 20 juillet, recule désormais légèrement, à 91 % de la moyenne. Toutes les autres régions subissent des déficits supérieurs à 20 % par rapport à la moyenne de référence. Quatre régions essuient des pertes autour des 40 %, notamment dans le Sud-Ouest (Nouvelle-Aquitaine, Occitanie) et l’est (Bourgogne-France-Comté, Grand Est). Les autres régions affichent des baisses autour de 30 % par rapport à la période 1989-2018. Par ailleurs, le 27 août, la ministre de l’Agriculture indiquait sur X que cinq régions présentaient « un stock de fourrage inférieur de plus de 50 % par rapport à la normale ». Il s’agit de la Bretagne, de l’Occitanie, des Pays de la Loire, du Centre-Val de Loire et d’Auvergne-Rhône-Alpes, a précisé son cabinet à la presse le lendemain.
« On n’a jamais vu une situation comme ça », s’inquiétait le président de la FNB (éleveurs de bovins viande, FNSEA), Patrick Bénézit, en conférence de presse le 1er septembre. D’après lui, « les éleveurs ont commencé à apporter de la nourriture à leurs animaux [à partir des stocks hivernaux] dès le mois de juin, selon les régions », et « l’affouragement continue aujourd’hui ». Cet éleveur cantalou « garde l’espoir pour l’automne », même si « les pluies de ces derniers jours n’ont pas fait décoller la végétation ».
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YG