Les députés de la commission des affaires économiques ont adopté, le 14 février, la proposition de loi de Guillaume Garot (PS, Mayenne) qui vise à expérimenter pendant trois ans des « territoires Zéro Faim », où les collectivités locales seraient soutenues par l’État dans des politiques de lutte contre la précarité alimentaire – elle créerait également une TVA à 0 % sur les achats de denrées par les associations d’aide alimentaire habilitées. L’examen de la proposition de loi a permis d’assouplir la liste des dispositifs éligibles, et d’adopter un « amendement d’appel » visant à lancer un « suivi sur la sécurité sociale alimentaire ».
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Soumis par le député EELV Charles Fournier, le texte crée un « comité qui a pour mission la préfiguration d’une commission de suivi sur la sécurité sociale alimentaire ». Ce comité remettrait notamment, dans un délai de six mois, un rapport sur « l’opportunité de mettre en œuvre une loi d’expérimentation pour une Sécurité sociale de l’alimentation, à même d’assurer un mécanisme universel assurant le droit à l’alimentation pour tous ». Soutenu notamment par la Confédération paysanne, le principe d'une « sécurité sociale de l'alimentation » consiste à créer une cotisation universelle assise sur les salaires ouvrant des bons d'achat d'alimentation. Il a été « expérimenté » notamment à Montpellier, sous la forme d'une cotisation levée auprès de publics précaires ouvrant des bons d'achat d'un montant supérieur, financés par la collectivité – un principe également du « chèque alimentaire » promu par la FNSEA, et un temps, par le gouvernement.