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Prédateurs : la Conf’ obtient des concessions, après une mobilisation

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Après une rencontre avec des représentants des ministères de l’Agriculture et de la Transition écologique le 18 décembre, la Confédération paysanne (Conf') a obtenu du gouvernement le report de l’arrêté sur les barèmes d’indemnisation des attaques de prédateurs, initialement prévu pour le 31 décembre, afin de « travailler sur la question des pertes indirectes » (comme les baisses de productivité).

Cette annonce fait suite à une « mobilisation nationale pour la survie des élevages pastoraux », organisée par le syndicat le jour même. Plusieurs dizaines d’éleveurs se sont en effet rassemblés sur la place de la République, à Paris, en compagnie d’une cinquantaine de brebis, pour « porter les revendications » de la Conf' sur les prédateurs.

Parmi ces revendications, une prise en compte des pertes indirectes dans les barèmes d’indemnisation, comme « la perte de production laitière », les « dommages collatéraux sur les troupeaux », et les « baisses de reproduction dues au stress des attaques ».

Une demande en partie satisfaite, ce qui ne calme pas le ressentiment des éleveurs. « On nous parle de ce qu’on va faire dans plusieurs mois, voire plusieurs années, et qu’il n’y a pas de financement pour le moment. Or, l’urgence est maintenant », s’inquiète Nicolas Girod secrétaire national du syndicat, qui a participé à la réunion avec des représentants du gouvernement.

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Le syndicat appelle à une « prise en charge à 100 % des moyens de protection » contre les prédateurs, alors que l’Union européenne a récemment ouvert la voie à ce type d’indemnisation. « Ce ne sont pas les éleveurs qui ont demandé à avoir ces prédateurs, ce n’est pas à eux de payer. La France doit saisir cette opportunité offerte par l’UE », indique Nicolas Girod.

Autre point d’achoppement : la « révision des règles de prélèvement de loups », alors que l’objectif de 500 loups, initialement prévu pour 2023, sera atteint dès cet hiver, selon l’ONCFS. La Conf’ demande un calcul des prélèvements davantage lié aux attaques, et « d’abandonner la logique comptable » des plafonds.

L'UE a ouvert la voie aux indemnisations des pertes indirectes