Plusieurs organisations du syndicalisme majoritaire (FNSEA, JA, FNO, FNB, APCA) ont demandé de rencontrer le nouveau ministre de la Transition écologique et "attendent de lui pragmatisme et solidarité vis-à-vis des éleveurs victimes des prédations". À l’occasion de la réunion du groupe national loup qui s’est tenue le 24 septembre à Lyon, ils ont réclamé « la réouverture de ce plan loup pour aboutir enfin à zéro attaque des troupeaux ». Les organisations demandent « la suppression de tout plafond pour les tirs de défense et de prélèvement », ainsi qu’« une mise en œuvre simplifiée des tirs de défense renforcée dès la première attaque et le déclenchement des tirs de prélèvement tout au long de l’année, y compris dans les cœurs de parcs nationaux ». Ils souhaitent également que les éleveurs puissent utiliser des lunettes de tir à visée thermiques, aujourd’hui réservées aux seuls lieutenants de louveterie et agents de l’ONCFS et que soit démultipliée la brigade loup sur tous les territoires prédatés pour renforcer l’appui aux éleveurs. De plus, ils réaffirment leur « refus de toute forme de conditionnalité des indemnisations des dommages du loup. »
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À l’occasion de cette réunion, les organisations ont également exprimé « leur totale opposition à la réintroduction des deux ourses slovènes dans les Pyrénées ». Sur ce sujet, la Confédération paysanne sollicite également une rencontre avec François de Rugy, « dans les plus brefs délais ». Le syndicat « regrette que ne soit pas prise en compte l’impasse dans laquelle se trouvent les éleveur-e-s et berger-e-s confrontés à la prédation ». Cette demande fait suite à l’annonce de François de Rugy de l’introduction dans le Béarn, dès le début du mois d’octobre, des deux ourses, telle que prévue dans le plan ours 2018-2028 qui avait été porté par Nicolas Hulot. « Où sont les contributions collectées par la mission d’expertise ours mandatée par les deux ministères en charge de ce dossier ? », s’interroge la Conf’qui enjoint l’État « de répondre par des actes forts aux difficultés que pose la prolifération des grands prédateurs comme l’ours et le loup dans les territoires d’élevage pastoral ».