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Prélèvements d’eau : le paradoxe français

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En 2002, les précipitations qui ont alimenté les réserves d’eau douce françaises sont élevées à 175 milliards de m3 d’eau. Sur ce volume, « seuls » 33 milliards de m3 (soit 19 %) ont été prélevé pour satisfaire les activités humaines, indique l’Insitut français de l’environnement (Ifen) le 12 juillet dans une étude consacrée aux prélèvements d’eau en France et en Europe. Malgré cette situation « relativement favorable », des risques importants de pénurie existent de manière locale et saisonnière explique l’Ifen, en raison des de la demande en eau potable de certaines régions, des besoins de l’industrie ou de l’agriculture. Qui pompe l’eau ? Plus de la moitié des prélèvements est utilisée pour le refroidissement des centrales thermiques et nucléaires (55 %). L’irrigation des cultures n’ocuupe que la 3e position (14 %), après l’alimentation en eau potable (19 %) mais devant l’industrie (12 %). Mais qui dit prélèvement ne dit pas forcément consommation nette. En effet, contrairement au secteur énergétique qui restitue dans les milieux la majorité des volumes d’eau prélevés, l’irrigation ne restitue quasiment aucun volume à la ressource (évapotranspiration, absorption...). Ainsi, « bien que seulement 14 % des volumes prélevés soient consacrés à l’irrigation des culures, cette activité représente à elle seule près de la moitié des volumes consommés » indique l’Ifen.

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L’étude est disponible sur internet : http://www.ifen.fr/publications/DE/de104.htm