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Canard gras Premières conséquences de l’influenza aviaire sur l’emploi chez Euralis

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L’épizootie d’influenza aviaire, qui se traduit par l’abattage de 1,5 million de canards dans les départements du Sud-Ouest et par un vide sanitaire dans les élevages, engendre ses premières conséquences sur l’emploi. Le site d’Euralis (Montfort, Rougié) à Maubourguet (Hautes-Pyréenées) a demandé à la direction départementale du travail fin janvier la mise en place de l’activité partielle, « avec potentiellement 207 salariés touchés », indique Lionel Duzer, délégué syndical central FO chez Euralis. Dans un communiqué diffusé le 1er février, la Fédération générale des travailleurs de l’agriculture, de l’alimentation, des tabacs et des services annexes Force ouvrière (FGTA FO) souligne qu’elle restera vigilante « sur l’impact que ces mesures pourront avoir sur l’emploi, notamment à la fin de l’activité partielle » prévue pour le 4 juillet 2017. « Nous serons attentifs à ce qui se passera, car pour l’instant nous sommes dans le flou avec une épizootie qui progresse toujours », précise Lionel Duzer. Le syndicat précise que les dispositions de l’activité partielle prévoient un salaire à 70 % du brut, le maintien de la mutuelle, de la retraite article 83 et des cotisations sociales pour les œuvres sociales. Le site de Maubourguet compte au total 443 salariés (auxquels il faut ajouter les intérimaires et les saisonniers) et trois entreprises sous-traitantes chargées de la découpe, rassemblant au total une soixantaine d’employés. Parmi elles, Qualiduck, touchée par le manque de canards à traiter, a connu en décembre-janvier un mouvement de grève.

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