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États généraux de l’alimentation Premières mesures prévues pour les prochaines négociations commerciales

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Emmanuel Macron doit présenter mi-octobre les mesures qui seront mises en place à l’issue du premier chantier des États généraux de l’alimentation. Elles pourraient prendre la forme d’ordonnances. En attendant, les premiers ateliers ont commencé depuis le 29 août sous l’égide des présidents désignés début août. L’Ania a aussi dévoilé la liste de ses représentants.

C’était un vœu émis il y a quelques semaines par la présidente de la FNSEA : que le gouvernement puisse agir par ordonnance pour appliquer, dans les temps, c'est-à-dire avant le début des négociations commerciales, certaines mesures issues des États généraux de l’alimentation. Cela pourrait être le cas. À l’occasion d’une conférence de presse, le 28 août, portant sur l’installation des États généraux de l’alimentation, le ministre de l’Agriculture Stéphane Travert a annoncé que les mesures qui seraient annoncées à l’issue de cette large concertation pourraient prendre plusieurs formes : textes réglementaires, lois, prises de position sur des politiques européennes et même ordonnances.

Pour le ministère de l’Agriculture, il s’agit d’éviter l’écueil sur lequel est tombée la loi Sapin 2 votée en décembre 2016, dont les dispositions n’ont pas pu s’appliquer lors des dernières négociations commerciales, faute d’avoir été mises en œuvre à temps. Les négociations commerciales débutent traditionnellement au mois d’octobre, et il est prévu que le président de la République Emmanuel Macron s’exprime à l’issue du premier chantier des États généraux, mi-octobre. L’agenda promet donc d’être très serré.

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Les premiers ateliers ont débuté le 29 août, sous l’égide de deux coordinateurs nommés par Stéphane Travert, Olivier Allain et Célia de Lavergne, et des présidents d’ateliers. L’agroalimentaire a obtenu plusieurs présidences d’ateliers : Dominique Verneau, directeur de production des laiteries Triballat, co-préside l’atelier 1 (Mieux répondre aux attentes des consommateurs en termes de qualités nutritionnelles et environnementales, d'ancrage territorial, de bien-être animal et d'innovations) avec Jean-Yves Mano, président de la CLCV. François Eyraud, directeur général des produits frais Danone, et Serge Papin, p.-d. g. de Système U, co-président l’atelier 5 (Rendre les prix d’achat des produits agricoles plus rémunérateurs pour les agriculteurs) et Yves Delaine, directeur général délégué du groupe Avril est à la tête de l’atelier 6 (Adapter la production agricole aux besoins des différents marchés et aux besoins des transformateurs).