« Je crois que, tout en espérant le meilleur, nous devons être prêts à préparer notre Union aux pires scénarios » avec Washington, a écrit le président du Conseil européen Donald Tusk dans sa lettre d’invitation aux chefs d’État et de gouvernement de l’UE qui allaient se retrouver les 28 et 29 juin à Bruxelles pour discuter des relations avec les États-Unis, mais aussi de la question migratoire ou des réformes de la zone euro. « Malgré nos efforts inlassables pour préserver l’unité de l’Occident, les relations transatlantiques sont soumises à d’immenses pressions en raison de la politique du président Trump. Malheureusement, les divisions vont au-delà du commerce », a-t-il déploré.
Après l’entrée en vigueur, le 22 juin, des mesures de rééquilibrage de l’Union en réponse à la hausse des droits de douane américains sur ses exportations d’acier et d’aluminium (1), Donald Trump a menacé de frapper les importations de voitures de l’UE de droits de 20 %. Le 26 juin, la commissaire européenne au commerce, Cecilia Malmström, a mis en garde les États-Unis contre les risques d’une telle mesure pour l’ensemble de l’économie mondiale, rappelant que l’Union était prête à discuter d’une libéralisation tarifaire sur les produits industriels, dont l’automobile.
Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, pourrait se rendre prochainement à Washington pour y rencontrer Donald Trump.
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À Pékin, l’UE et la Chine ont, malgré leurs divergences, appelé le 25 juin, lors d’une rencontre entre le vice-Premier ministre chinois Liu He et le vice-président de la Commission européenne Jyrki Katainen, à défendre les « règles » du commerce international, dans une claire référence au « protectionnisme » croissant des États-Unis.
Voir n° 3650 du 25/06/18