Le ministre de l’Agriculture a installé, le 17 avril, l’Observatoire national de la consommation des espaces agricoles dont l’ambition à terme est de contenir l’étalement urbain. La stratégie de lutte contre l’artificialisation des sols menée par le gouvernement, interroge néanmoins. En ligne de mire : des mesures contradictoires portées par le plan d’urgence pour le Logement.
En deux siècles, 40% des surfaces agricoles françaises les plus riches sur le plan agronomique ont disparu. Ce devrait être 12% de plus d’ici 2050. Ou encore : tous les sept ans, l’équivalent d’un département de surface agricole disparaît. Est-on bien certain de cela ? Le ministre de l’Agriculture a, lui, entrepris de s’en assurer en refaisant les comptes. Il a installé, le 17 avril, l’Observatoire national de la consommation des espaces agricoles (ONCEA). Présidé par la députée de l’Hérault, Fanny Dombre-Coste (PS), ce nouvel organisme est chargé d’élaborer des outils pertinents pour mesurer le changement de destination des espaces agricoles, puis d’homologuer des indicateurs d’évolution. S’il devra présenter chaque année un rapport d’activité, sa mission première consistera en l’évaluation des espaces agricoles. Une action qui devrait être rapidement réalisée : il s’agit en effet de faire porter par la loi d’avenir pour l’agriculture – présentée en septembre en conseil des ministres –, de nouvelles règles en vue d’endiguer le phénomène d’artificialisation des sols, sous le double volet « Protection des terres agricoles et renouvellement des générations ». « La lutte contre la consommation des espaces agricoles est un enjeu fondamental pour l’agriculture, c’est toute l’importance de cet observatoire », a commenté Stéphane le Foll, à l’issue de l’installation de l’ONCEA.
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