Au second semestre 2023, l’Espagne présidera le Conseil de l’UE et « ce sera le moment de finaliser des dossiers législatifs de grande importance dans le domaine agroalimentaire : la réforme du système des indications géographiques, l’utilisation durable des produits phytosanitaires, l’étiquetage des produits alimentaires, les nouvelles techniques d’édition génomiques », espère déjà le ministre de l’Agriculture espagnol Luis Planas. Un programme très ambitieux, surtout que pour certains de ces dossiers (l’étiquetage et l’édition génomique en particulier) la Commission européenne n’a pas encore mis sur la table de proposition formelle. Sur les indications géographiques par contre, un texte a été soumis. Lors de la visite de son homologue français Marc Fesneau le 26 août à Madrid, il a une nouvelle fois critiqué la proposition de la Commission européenne et plaidé pour le maintien du système communautaire actuel qui « fonctionne bien », y compris « la compétence pleine » de la Commission européenne en matière d’évaluation des dossiers.
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Autre thème dans le viseur de la future présidence espagnole du Conseil : la proposition sur l’utilisation durable des pesticides. Et là aussi, Luis Planas a une idée de l’orientation que devra prendre ce dossier : « Nous devons progresser dans l’utilisation durable de l’utilisation des produits phytopharmaceutiques, mais de manière à ce que les agriculteurs aient accès à des alternatives et que le principe de réciprocité soit pris en compte », a-t-il souligné.
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Le ministre français a confirmé l’importance que devront avoir la recherche et l’innovation (y compris sur les nouvelles techniques de sélection des plantes). Il convient, selon Marc Fesneau, d’offrir des solutions aux agriculteurs qui leur permettent de réduire les pesticides et de continuer à produire. La question de la réciprocité des normes imposées aux importations de produits originaires des pays tiers, sur laquelle Paris et Madrid sont deux des principaux moteurs, a été également été évoquée par les deux ministres.