Le candidat du mouvement Reconquête a dévoilé, le 7 janvier dans la Beauce, ses propositions pour l’agriculture.
À l’occasion d’un meeting organisé le 7 janvier à Châteaudun (Eure-et-Loir) dans la Beauce, le candidat du mouvement Reconquête Éric Zemmour a dévoilé le volet agricole de son programme. Pour « défendre le revenu et le pouvoir d’achat des agriculteurs », il propose de « mettre fin au regroupement de plusieurs enseignes de grandes surfaces au sein de centrales d’achat et d’interdire réellement la vente de produits au-dessous de leur coût de production ». Il ne précise pas la manière d’opérer. Cette dernière mesure est une proposition phare de la Coordination rurale (CR), qui rappelle toutefois qu’elle est contraire aux dispositions communautaires en vigueur.
Éric Zemmour souhaite aussi « imposer la priorité aux circuits courts dans la restauration collective publique ». Le caractère local devait intégrer les objectifs d’approvisionnement des cantines imposés par la loi Egalim. Mais aucune définition n’a pu paraître jusqu’ici, faute d’avoir pu en trouver une qui se conformait au droit européen.
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Un « Patri-score »
En matière d’origine des produits alimentaires, l’ancien chroniqueur radio veut imposer un « Patri-score, sur le modèle du Nutriscore », où « sera indiquée l’origine du produit ». Enfin, concernant le commerce extérieur, il propose la mise en place de clauses miroirs, qu’il formule comme « l’interdiction de tous produits agricoles que nous n’avons pas le droit de produire en France », citant notamment l’exemple des OGM. Plus tôt dans la journée, le candidat rencontrait, en grande partie à huis clos, une quarantaine de producteurs, dont des représentants locaux de divers syndicats (FNSEA, JA, CR), selon les participants. Présent, son conseiller agricole n’a pas voulu sortir de l’anonymat.
Avec eux, Éric Zemmour a notamment abordé la question de la main-d’œuvre. Il a rappelé qu’il propose de supprimer la contribution sociale généralisée (CSG) et de restreindre les prestations allouées aux étrangers (RSA, aides au logement…). Un entrepreneur présent a mis en avant qu’il employait des travailleurs polonais ou roumains, et qu’il souhaitait que le candidat redonne de l’attractivité aux métiers manuels auprès des Français, proposant notamment de diminuer l’écart entre les niveaux du Smic et des minima sociaux. Ce à quoi Éric Zemmour a répondu qu’il souhaitait s’atteler à cette tâche dans un second temps, par la formation, et se concentrer d’abord sur la situation des étrangers sans emploi. À ce sujet, le candidat affirme qu’il fait une « distinction » entre les travailleurs étrangers européens et non européens. Pour ces derniers, il ne s’opposerait pas à leur venue en France dans la mesure où elle serait temporaire, dans le cadre de missions saisonnières, par exemple de deux à trois mois. Une forme de migration dite circulaire, qu’avait notamment promue Donald Trump durant son mandat.