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Sucre Pression des betteraviers européens pour pouvoir exporter plus

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« Le marché mondial réclame du sucre à cor et à cri », soulignent les betteraviers européens qui demandent de nouveau, avec insistance, à la Commission de Bruxelles d’autoriser des exportations communautaires au-delà du plafond de 1,374 million de tonnes fixé par l’OMC (1). Pour la CIBE, un régime de quota ne doit pas empêcher la possibilité d’exporter sur le marché mondial.

Les prix du marché mondial du sucre atteignent « de nouveaux sommets », s’établissant par exemple, à la date du 11 janvier, à 502 euros par tonne de sucre blanc, bien au-dessus du prix de référence communautaire de 404,4 euros/t, constate la Confédération internationale des betteraviers européens (Cibe). A ce niveau de prix, les exportations de l’UE ne pourraient d’aucune façon être considérées comme subventionnées ou comme bénéficiant de subventions croisées, estime-t-elle, réclamant des « dispositions immédiates » pour pouvoir exporter au-delà du plafond OMC de 1,374 million de tonnes. L’Europe compte aujourd’hui environ 0,5 million de tonnes de stocks de sucre.

Urgence
Dans une lettre adressée aux services agricoles de la Commission de Bruxelles, la Cibe explique que « l’Europe a été la seule partie du monde à avoir eu une bonne récolte en 2009/10 » et qu’il est « tout simplement normal qu’elle joue son rôle sur le marché mondial quand les prix atteignent des niveaux très élevés ». « De surcroît, confie un responsable betteravier, le régime de quota ne doit pas empêcher la filière d’exporter. Il faut en convaincre l’OMC ».
De plus, insistent les betteraviers européens, les planteurs sont en train de décider leurs ensemencements pour la campagne 2010/11, et, faute de dispositions pour augmenter les exportations communautaires avant mi-février, « les conséquences en termes de semis de betteraves (réduction des surfaces plantées en 2011 avec des implications pour les autres cultures) et de coûts de stockage seront négatives ».
« Les planteurs n’admettront aucun retard ou excès de prudence en la matière, alors que le marché mondial a besoin de sucre », conclut la Cibe.
(1) Voir n° 3231 du 21/12/09

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