L’Union fait pression sur Washington pour obtenir la levée des sanctions commerciales imposées par les Etats-Unis à l’Europe en représailles à l’embargo communautaire sur le bœuf aux hormones. Des contacts positifs ont eu lieu le 11 mai en Irlande entre le commissaire chargé de la santé, David Byrne, et le représentant américain au Commerce, Robert Zoellick.
Le dossier du bœuf aux hormones, qui avait déjà été évoqué lors de négociations en mars à Washington, semble sur « la bonne voie », a indiqué la porte-parole de M. Byrne mais il est, selon elle, encore prématuré pour dire quand les Etats-Unis prendront un engagement clair pour la levée des quelque 200 millions de dollars de sanctions annuelles imposées suite à l’embargo européen sur les importations de viande de bœuf américaine traitée aux hormones.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
« Si je peux être d’accord pour faciliter les exportations de viande de bœuf non traitée aux hormones depuis les Etats-Unis vers l’UE, grâce à un régime de tests approprié..., je crois qu’il est temps que les Etats-Unis eux aussi montrent de la bonne volonté en levant leurs sanctions », a fait valoir le commissaire.
Les relations entre l’UE et les Etats-Unis en matière de sécurité alimentaire « ont été affectées dans le passé par des différends, des difficultés et même de la méfiance à certaines périodes », a souligné M.Byrne. « Les choses ne se sont pas suffisamment améliorées et mes interlocuteurs aux Etats-Unis croient aussi que cela doit changer », a-t-il ajouté. Le commissaire a plaidé de manière générale pour une meilleure coordination et des échanges entre les autorités vétérinaires et sanitaires européennes et américaines.