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Sécurité sanitaire Pressions canadiennes sur le poulet à la vapeur

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Après les demandes répétées des Etats-Unis sur le poulet à la javel, un autre producteur mondial de volaille, le Canada, multiplie les pressions pour obtenir la reconnaissance par l’Union européenne d’un procédé de décontamination des volailles faisant intervenir des buses dégageant de la vapeur d’eau en fin de chaîne de production. Une déclaration favorable à cette technique a été soumise par la Commission de Bruxelles aux experts vétérinaires des Vingt-sept.

Depuis l’automne dernier, Ottawa réclame avec insistance un signe de l’Union européenne allant dans le sens d’une reconnaissance de la décontamination des carcasses de volaille par le biais d’une exposition plus ou moins prolongée à la vapeur d’eau. La Commission de Bruxelles a soumis, fin 2008, un projet de déclaration dans lequel elle indique que l’utilisation de la vapeur pour retirer la contamination de surface sur les carcasses de volailles peut être autorisée, à condition toutefois que l’eau utilisée soit potable ; que l’exposition à la vapeur n’entraine pas de décoloration irréversible de la viande - autrement dit un début de cuisson ; et que les critères fixés par les textes européens sur la production de viande fraîche soient respectés.

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Pas de position sur le poulet bouilli

Toutefois, en ce qui concerne un autre procédé, le trempage dans des bains d’eau bouillante, la Commission se montre plus réservée, des études supplémentaires étant selon elle nécessaires avant d’afficher une position officielle. Enfin, Bruxelles devrait rappeler que l’ajout d’une substance chimique (traitements antimicrobiens) est quoi qu’il en soit interdit par la législation européenne. Cette technique radicale, employée par les producteurs américains, a été définitivement rejetée par les ministres européens de l’agriculture, lors du Conseil agricole du 18 décembre dernier Voir n°3184 du 05/01/2009..