Droits d’accises sur les boissons alcoolisées, étiquetage des spiritueux, stratégie pour limiter la consommation excessive d’alcool : la présidence finlandaise veut s’atteler à faire progresser la réflexion des Vingt-cinq sur ces dossiers malgré le grand-écart culturel entre les pays du nord et du sud de l’Europe.
Helsinki a choisi de s’attaquer à un sujet de discorde entre les Vingt-cinq durant sa présidence : le niveau des taxes perçues par les États. La Finlande, où les droits d’accises sont parmi les plus élevés au monde, veut corriger les distorsions occasionnées par les écarts fiscaux sur les boissons alcoolisées sur le marché européen, a-t-elle indiqué, le 4 juillet, en vue d’une réunion des ministres de l’économie et des finances de l’UE.
« L’objectif de la présidence finlandaise est de relever les droits d’accises minimum sur l’alcool, spécialement sur les spiritueux », précise-t-elle. Cette déclaration a provoqué une levée de bouclier de la part des fabricants de spiritueux qui feront tout pour bloquer une telle idée, profitant de la règle de l’unanimité requise entre les Vingt-cinq sur les questions fiscales. Ainsi, la Fédération française des spiritueux (FFS) réclame plutôt « une taxation de toutes les boissons alcoolisées selon une assiette unique : la teneur en alcool ».
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Étiquetage des spiritueux
Par ailleurs, la question de l’étiquetage, de la description, de la présentation et de la définition des spiritueux est aussi une priorité de la nouvelle présidence qui compte tout faire pour l’inscrire à l’ordre du jour des ministres européens de l’agriculture au plus tard au mois d’octobre prochain. La Finlande s’est associée à l’Estonie, à la Lettonie, la Lituanie, la Pologne et la Suède pour réclamer une définition plus stricte de la vodka, ce que refusent toujours plusieurs autres pays et notamment le Royaume-Uni. Mais ce point est loin d’être le seul sur lequel butent les Vingt-cinq : le document issu des discussions d’experts fait plus d’une centaine de pages.