Dans cette rentrée mouvementée pour la majorité politique du pays, Nicolas Sarkozy a décidé de placer l’agriculture parmi ses trois priorités du moment. Il devait, pour cela, notamment se rendre dans une exploitation ovine dès le 27 août. Objectif : évoquer les sujets agricoles qui n’ont pas cessé d’animer l’été. Il semble, d’ailleurs, qu’il se soit intéressé aux discussions sur le prix du lait, exigeant, à un moment, qu’un accord soit effectivement signé.
C’est aussi la volatilité des matières premières, dont celles de l’agriculture, qu’il compte faire aborder par le G20 que la France va présider.
Cette priorité est bienvenue, quand bien même on se doute que les arrière-pensées électorales ne sont pas éloignées. Mais même si c’est le cas, au fond, pourquoi pas ? Il est logique que le pays se rende compte du rôle important de la fonction agricole et alimentaire. Cela passe aussi par la reconnaissance de la dimension politique du monde agricole.
Une fois la barre fixée haut, cependant, il ne faut pas décevoir. Les agriculteurs attendent autre chose qu’une déclaration d’intentions – ils en ont eu beaucoup dans l’histoire politique récente – sur tous les domaines qui les touchent : politique agricole commune, revenus, organisation des marchés, recherche, biotechnologies, biocarburants, foncier…
Une fois de plus, le président de la République va être jugé non sur ce qu’il promet mais sur ce qu’il fait et sur l’espace qui sépare l’un et l’autre. C’est cela qui motivera ou non le vote agricole, et rien d’autre.
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