Les engagements ou promesses formulés dans le cadre de la FAO ou par le G20 seront-ils suffisants pour réduire la volatilité des prix et, par là-même, garantir un peu plus de sécurité alimentaire mondiale ? Bien sûr que non. Ils n’en constituent pas moins une prise de conscience salutaire qui, si elle ne se concrétise pas rapidement, tombera dans l’oubli. Pour éviter de nouveaux coups d’épée dans l’eau, et au-delà de mesures nécessaires et relativement abordables comme l’amélioration de la transparence des marchés, la communauté internationale devra parvenir à un minimum de cohérence dans deux domaines où le consensus est plus que délicat : les biocarburants et la spéculation. Pour les premiers, il faudra, si cela est avéré, avoir le courage politique de reconnaître que les soutiens publics qui ont ouvert la voie à de très onéreux investissements étaient une fausse bonne idée, en attendant le développement d’une nouvelle génération de biomasse. Pour la seconde, il s’agit de discipliner un système financier public et privé qui fait des dégâts sur le marché des matières premières, comme il le fait dans la zone euro.
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