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Prix alimentaires : Bercy écarte le retour des promotions à 50 %

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Le gouvernement ne proposera pas d’autoriser les promotions à 50 % sur les produits alimentaires, contrairement à ce qu’avait annoncé le ministre de l’Économie Bruno Le Maire, le 4 juillet, sur France Inter. Le locataire de Bercy avait déclaré vouloir qu’il y ait « des prix cassés pour ceux qui en ont besoin », alors que l’inflation pèse sur le porte-monnaie des ménages. Il a finalement rétropédalé face à la forte opposition des représentants des agriculteurs. Après avoir reçu le 5 juillet la présidente de la FNSEA Christiane Lambert et Arnaud Gaillot, président des Jeunes agriculteurs (JA), le ministre « s’est engagé à ne pas mettre en œuvre cette proposition, qui n’était encore qu’une suggestion, à l’issue de la mission confiée à l’Inspection générale des finances (IGF) » sur la formation des prix alimentaires, explique-t-on au ministère de l’Économie. Une décision saluée par un communiqué de la FNSEA et des JA, qui y voient un message « capital » à l’endroit des agriculteurs et de la grande distribution.

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En dépit du rétropédalage, la déclaration de Bruno Le Maire ne passe pas auprès des producteurs de lait de la FNPL (FNSEA), qui estime qu’elle va « à l’encontre des engagements pris par le gouvernement et l’ensemble des acteurs du monde agricole depuis plus de cinq ans ». « Le recours aux promotions trompe les consommateurs sur l’origine réelle de la hausse des produits alimentaires, affirment-ils dans un communiqué du 6 juillet. Plus particulièrement dans le secteur des produits laitiers, les promotions sont davantage source de dépréciation de la valeur. » La proposition du ministre a aussi été perçue comme une décision « extrêmement préoccupante pour l’industrie alimentaire » du côté de la principale fédération des industriels du secteur, l’Ania, indique un communiqué du 5 juillet. Actuellement, les enseignes ne peuvent proposer des promotions qu’à hauteur de 34 %, une règle instaurée par Egalim 1 qui est censée protéger la rémunération des producteurs de denrées.

Une décision saluée par la FNSEA et les JA