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Prix des engrais : des eurodéputés appellent à des alternatives écologiques

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En raison de l’envolée du prix des engrais chimiques (liée à celle de l’énergie) depuis la guerre en Ukraine (+ 40 %), les eurodéputés de la commission de l’Agriculture ont appelé le 20 avril, à supprimer à moyen ou long terme la dépendance de l’UE aux importations d’engrais chimiques et à envisager des sources d’approvisionnement alternatives.

Alors que le conflit russo-ukrainien a ainsi mis en lumière les vulnérabilités du système d’approvisionnement en engrais de l’UE, l’eurodéputé Asger Christensen (Centriste, Danemark) a demandé à la Commission européenne « de fournir une assistance financière aux producteurs européens d’engrais afin qu’ils puissent utiliser du biogaz et d’accepter une hausse des quotas en engrais biologiques ». Sur ce point, plusieurs eurodéputés ont expliqué que les effluents d’élevage ou encore les engrais verts constituaient des alternatives efficaces pour autonomiser l’UE et ainsi réduire la dépendance de l’UE aux engrais artificiels (engrais azotés, engrais phosphatés et la potasse).

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De son côté, l’eurodéputée française Anne Sander (Démocrates-chrétiens) a de nouveau exhorté l’exécutif européen à suspendre temporairement les droits antidumping sur les importations d’engrais azotés. En retour, Michael Scannell, directeur général adjoint à l’Agriculture à la Commission européenne, a indiqué que « sur cette question, l’enquête qui évalue l’impact de ces taxes est toujours en cours » tout en prévenant que « leur suppression ne changerait pas la donne puisque leur montant est seulement de 22 € à 42 €/t pour des prix avoisinant les 900 €/t ».

Lire aussi : « Prix des engrais : les eurodéputés demandent à la Commission européenne d’agir »

Par ailleurs, il a expliqué que « les plans stratégiques nationaux de la Pac permettaient d’aborder la question de l’économie circulaire avec l’utilisation des engrais biologiques ». « Nous allons voir comment utiliser des effluents d’élevage, du lisier de manière plus durable tout en respectant en parallèle les obligations liées aux zones sensibles à l’azote et toutes les normes environnementales », a-t-il assuré.