Abonné

Prix des produits agricoles : un léger recul global mais de fortes disparités selon l’Insee

- - 2 min

En juillet 2016, les prix des produits agricoles à la production affichent un léger recul (-0,2 %) sur un an, selon une note de l’Insee publiée le 31 août. Une donnée qui camoufle cependant de fortes disparités en fonction des productions.

Le prix des céréales a diminué de 13,7 % sur un an. Cependant, « la mauvaise récolte en cours a incité les opérateurs de marché à valoriser cette denrée ». Ainsi, sur les trois derniers mois, le prix des céréales a progressé de 11,1 %, avec une hausse particulière pour le blé tendre (+15,8 %).

Les productions animales voient leurs prix chuter de 5,2 % sur un an. Seule la production porcine tire son épingle du jeu, avec une hausse de son prix de 6,9 % sur un an et de 18,4 % sur les trois derniers mois. Un phénomène qui s’explique par l’explosion des exportations mondiales vers l’Asie, principalement vers la Chine, indique l’INSEE. Le prix des gros bovins diminue quant à lui régulièrement et perd 8 % sur un an. En cause, « la crise laitière qui conduit les éleveurs français à réformer davantage leurs vaches ». Le prix du lait chute de son côté de 9,2 % sur un an et de 7,6 % au cours du dernier trimestre. En productions animales, c’est le prix des œufs qui enregistre la plus forte chute, à -21,8 % sur un an.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

blé tendre
Suivi
Suivre
céréales
Suivi
Suivre

Les prix des fruits frais, légumes frais et pommes de terre ont quant à eux enregistré des bonds remarquables : +11 %, +35,4 % et +80,2 %. L’Insee explique que « le printemps pluvieux a amoindri les rendements » des fruits et légumes, tandis que « l’attrait des consommateurs » a été stimulé par « le temps clément » du mois de juillet. Pour la pomme de terre, la forte hausse des prix s’explique par un volume de production 2015 (encore commercialisé) « proche de sa moyenne de longue période » alors que la production 2014, « très abondante », avait tiré les cours à la baisse.

L’Insee annonce enfin une baisse de 3 % sur un an du prix des consommations intermédiaires « du fait de la baisse des prix des engrais » (-11,1 %) « et de l’énergie » (-7,3 %).