La section laitière de la FRSEAO (Bretagne et Pays de la Loire) a mis en place un plan B pour mieux défendre le prix du lait payé aux producteurs, et ainsi présenter une alternative à l’accord du prix signé la semaine dernière, qui ne satisfait personne. Les statuts d’une association régionale de producteurs pour la Bretagne et les Pays de la Loire ont été déposés à la mi-mai. Le syndicalisme espère que la Basse-Normandie rejoindra l’association qui représenterait alors 65 % de la collecte française. C’est la première pierre du projet d’organisation des producteurs (OP) par bassin laitier, posée par le syndicalisme. Mais la seconde pierre est déjà taillée. Ce plan B prévoit la transformation de l’association en un GIE. Celui-ci contractualiserait volumes et prix avec les laiteries. Mais il entend aussi proposer aux laiteries de commercialiser l’ensemble des beurres, poudres et fromages industriels du bassin laitier ; les laiteries gardant la main sur les produits de grande consommation. L’objectif est double : rendre le prix du lait payé en France moins dépendant de la valeur des produits industriels, et obtenir un prix du lait identique pour tous. Ce projet économique s’inscrit dans une perspective d’après quota, à horizon 2014-2015, mais ne saurait se mettre en place sans le soutien des pouvoirs publics, souligne le syndicat.

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