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Prix du lait : 60 départements mobilisés le 6 décembre

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Selon la FNPL (Fédération nationale des producteurs laitiers), des éleveurs d’une « soixantaine de départements » ont organisé, le 6 décembre, différentes actions en France. L’objectif : cibler les entreprises de transformation laitière qui « ne rémunèrent pas les producteurs au “juste prix” et ne respectent pas les contrats laitiers », explique la FNPL. En tête de la liste noire : Lactalis et Danone. Le prix du lait payé aux éleveurs « devrait atteindre au moins 345 euros/1 000 litres sur l’année 2013. Il manque, selon les différents cas d’entreprises, entre 5 et 10 euros/1 000 litres pour atteindre le prix juste : celui des contrats, des indicateurs économiques des marchés faisant référence et de la médiation des pouvoirs publics », fait savoir la FNPL. Les producteurs ont donc demandé aux enseignes de distribution de retirer les produits commercialisés par ces géants de l’agroalimentaire. Sur le terrain, la demande a parfois été suivie par les enseignes et parfois non. Certains producteurs sont donc allés eux-mêmes remettre ces produits dans les réfrigérateurs des supermarchés. Au soir, la FNPL a jugé que le « message est bien passé ». À l’échelle nationale, la FCD, Fédération des entreprises du commerce et de la distribution, s’est montrée moins avenante et a condamné ces actions. Elle a appelé à « ne pas entraver le bon fonctionnement de (ses) magasins, dans un contexte de consommation difficile » et rappelé que ses enseignes « ne participent en aucune manière aux négociations entre les producteurs et les industriels laitiers au sein de l’interprofession ». Malgré ce détachement, la FCD admet qu’à l’issue des négociations, « ce sont bien les industriels qui n’ont pas joué le jeu ». Le 6 décembre au soir, la FNPL concluait : « La balle est dans le camp des industriels ». Ni Lactalis ni Danone n’ont officiellement répondu à cette mobilisation. Mais une réunion est prévue par Lactalis à la mi-décembre. « On espère que les négociations vont reprendre », dit la FNPL.

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