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Conjoncture Prix du lait : l’accord du 3 juin 2009 reste la référence

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Le ministre de l’Agriculture, Bruno Le Maire, avait fixé le 30 mars 2010 un ultimatum à la filière laitière. D’ici le 31 mai, ils devaient réussir à intégrer dans les modalités de calcul du prix du lait défini par l’accord du 3 juin 2009, trois nouveaux indicateurs (écart entre le prix français et allemand, coût de production, valorisation du beurre et de la poudre). C’est à ce prix que les industriels avaient finalement accepté de respecter l’accord du 3 juin 2009. L’interprofession laitière qui s’est réunie le 1er juin continue à discuter sur ce sujet sans pour autant avoir résolu cette délicate équation.

Donner du temps au temps. C’est aujourd’hui l’état d’esprit de l’interprofession laitière. Si elle continue à travailler sur les modalités de calcul du prix du lait payé aux producteurs, l’interprofession ne s’est pas pressée pour respecter l’ultimatum du ministre qui fixait le 31 mai, comme date butoir à l’intégration de trois nouveaux indicateurs dans l’accord du 3 juin 2009. En clair, cet accord, tant décrié il y a un an, reste la référence. Pourtant, à la fin mars 2010, les industriels qui le contestaient l’avaient finalement accepté moyennant une forte pression du ministre de l’Agriculture Bruno Le Maire, une menace de nouvelles manifestations d’éleveurs mais aussi et surtout l’engagement de réintégrer un indice sur l’écart entre prix français et allemands. La demande d’un indicateur de l’écart de prix France Allemagne émanait de longue date des entreprises. Les éleveurs de la FNPL avaient obtenu qu’un indicateur sur leurs coûts de production soit également prévu. Enfin, les coopératives obtenaient la prise en compte d’un indice sous la forme d’un nouvel indicateur sur la valorisation des prix du beurre et de la poudre de lait. Des produits industriels souvent peu valorisés jusqu’à une période récente sur lesquels les coopératives sont particulièrement présentes. Ces trois indices devaient être finalisés et intégrés à l’accord du 3 juin d’ici la fin mai pour une application au 1er juillet.

Période de transition
Pour l’heure, il semblerait que l’interprofession laitière, alors que la nouvelle campagne laitière est déjà entamée, souhaite une période de transition plus longue que le calendrier très serré du ministre. Elle s’est néanmoins réunie le 1er juin pour travailler et tenter de rapprocher les positions entre les trois familles (producteurs, industriels privés et coopératifs). De l’avis de tous, cet exercice est difficile d’autant que de nouveaux sujets comme la contractualisation au sein de la filière attendent l’interprofession et sont loin de faire consensus. Les discussions sont donc extrêmement fragiles. Chi va piano va sano, dit le proverbe.

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