L’accord signé le 3 juin sur les orientations en matière de prix du lait peine à s’imposer. Pour les industriels, c’est le scepticisme qui prévaut. La Fnil (Industrie laitière) a indiqué le 5 juin que cet accord est « très éloigné des réalités économiques ». La société Entremont aurait de toute façon décidé de ne pas l’appliquer, selon le quotidien Les Echos. Dans l’Ouest, l’interprofession Cilouest a cependant décidé de suivre cet accord, les prix du lait livré dans les régions Pays de la Loire et Bretagne devraient être pour les mois de mai et juin respectivement de 249,57 euros/1000 litres et de 251,09 euros/1000 litres pour la grille principale, le dispositif sur la « flexibilité additionnelle » s’appliquant le cas échéant. Le conseil d’administration de la FNPL, réuni le 10 juin, était bien conscient de la nécéssité d’expliquer l’accord sur le prix que la Fédération avait signé. Il a surtout eu pour mot d’ordre d’être vigilant sur la prise en compte, par les interprofessions régionales laitières, des éléments de l’accord. La fédération n’a cependant pas lancé de mot d’ordre de levée des manifestations, estimant que son travail consiste surtout à travailler sur les suites de l’accord (la gestion des volumes, la future contractualisation) ainsi que sur l’organisation des producteurs. Une attention particulière devrait être portée aux éleveurs qui se trouveraient en difficulté. Sur le terrain, il a fallu attendre le 11 juin pour que certains bloquages soient levés, comme à Riom-es-Montagne autour de l’usine Lactalis.
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