Faute d’accord avec Lactalis sur le prix du lait pour les mois de juillet et août, l’Unell a activé la clause de sauvegarde prévue dans l’accord-cadre signé entre l’industriel et l’association d’organisations de producteurs (AOP), indique un communiqué de Lactalis du 10 juillet. Cette clause de sauvegarde « ouvre une période de discussion et de concertation » entre les deux parties sur l’évolution du prix. Conséquence de l’activation de la clause, le prix du mois de juillet « sera égal à la moyenne des trois derniers mois, soit 425,67 €/1 000 l » en prix de base 38-32. Lactalis explique que, dans un contexte de forte baisse des prix sur le marché beurre-poudre, la formule contractuelle aboutissait à un prix de 401 €/1 000 l. L’industriel indique avoir proposé « une valorisation de 15 € supplémentaire », refusée par les producteurs.
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« L’Unell demande des ajustements positifs importants sur le résultat de la formule de prix en 2023. D’autant plus que le niveau des charges en élevage reste très élevé et impacte le résultat des exploitations laitières. Or, force est de constater qu’il ne s’agit pas à date de la politique du groupe Lactalis, qui ne consent qu’à de timides ajustements ne permettant pas d’aboutir aux objectifs », explique une communication interne de l’OP Normandie Centre (adhérente à l’Unell), consultée par Réussir Lait. L’Unell fédère dix OP et représente 5 300 exploitations laitières, soit 60 % du lait de vache collecté en France par le groupe Lactalis. Ce nouveau désaccord sur le prix du lait avec Lactalis intervient moins d’un an après une médiation, achevée en octobre 2022, ayant permis de solder les différends entre l’AOP et l’industriel sur les prix pour le printemps et l’été 2022.