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OGM « Pro » et « anti » OGM se mobilisent

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Marches de protestations, menace de grève de la faim, rapport… Les opposants aux OGM se mobilisaent à quelques jours de la clôture du Grenelle de l’environnement. A l’opposé, les défenseurs des OGM jouent la carte de la solidarité avec les victimes des fauchages.

La marche nationale pour le moratoire OGM qui s’est déroulée de Chartres à Paris durant cinq jours s’est achevée le samedi 13 octobre à l’Université Paris VIII Saint-Denis. Elle a rassemblé sur son parcours 2 000 à 2 500 personnes – selon les organisateurs – lors de la dernière journée. Environ 500 personnes ont assisté l’après-midi aux débats organisés dans une salle de l’université de Saint-Denis. Lors de cette journée, José Bové et une quinzaine de militants anti-OGM ont menacé de se mettre en grève de la faim si un moratoire sur les plantes transgéniques n’est pas décidé à l’issue du Grenelle de l’environnement. En outre, Greenpeace a mis en ligne le 15 octobre un rapport intitulé La Bombe OGM qui vise à démontrer « l’impossible coexistence des filières avec et sans OGM ». Ce rapport présente une série de témoignages – sous forme vidéo – d’agriculteurs ou de professionnels victimes ou opposés aux OGM (http : //blog. greenpeace. fr/ogm).

Dans ce contexte tendu, le Parti socialiste a appelé le 15 octobre à un moratoire sur les poursuites judiciaires engagées à l’encontre des élus ayant décidé d’interdire la culture d’OGM sur leur territoire communal.

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Du côté des défenseurs des agriculteurs désireux de cultiver des OGM, près de 200 personnes se sont rassemblées le 13 octobre à Pont du Château (Puy-de-Dôme). Ce rassemblement avait pour but d’aider un agriculteur à récolter manuellement une parcelle de production de semences OGM vandalisées à deux reprises au mois de septembre, indique le groupe coopératif Limagrain. Le tiers de la récolte a pu être sauvé sur cette parcelle OGM de 6 hectares cultivée sous contrat pour le compte de Limagrain, précise le communiqué de la coopérative.