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Œufs Producteurs et industriels de l’œuf demandent à Bruxelles de réagir

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Les producteurs d’œufs européens dénoncent les importations en provenance de pays tiers qui ne respectent pas les mêmes règles que l’UE en matière de bien-être animal. La mise en œuvre de la directive sur les cages de poules pondeuses au 1er janvier 2012 est, en effet, à l’origine d’une chute de la production qui oblige les industriels à acheter des œufs en dehors de l’UE. Les transformateurs demandent, quant à eux, à la Commission de prendre des mesures d’urgence pour « faire face à cette crise sans précédent ».

Les organisations et coopératives agricoles européennes (Copa-Cogeca) s’inquiètent du risque que les œufs importés depuis des pays tiers ne répondent pas aux normes vis-à-vis du bien-être animal imposées aux éleveurs européens. En effet, la mise en œuvre de la directive européenne sur le bien-être des poules pondeuses a entraîné une baisse (temporaire) de la production européenne (1). Et à l’approche de Pâques – période de l’année où la demande est la plus forte –, les industriels sont obligés d’acheter une partie de leurs œufs en dehors de l’UE notamment aux États-Unis, au Mexique et en Turquie. « Si la Commission européenne impose une telle législation coûteuse pour notre secteur et si ces normes sont si importantes pour nos citoyens, alors les députés, les ministres de l’UE et la Commission devraient protéger les producteurs. Les mêmes normes qui sont appliquées dans l’UE doivent s’appliquer aux importations », demande le Copa-Cogeca.

Les industriels veulent des mesures urgentes
Les industriels représentés par l’Union des associations de fabricants de pâtes alimentaires de l’UE (UNAFPA) et l’association européenne des industries du chocolat, et des biscuits (Coabisco) s’inquiètent eux aussi de la situation qui voit le prix des œufs s’envoler. Dans une lettre adressée au commissaire européen à l’agriculture, Dacian Ciolos, ils demandent des mesures urgentes, exceptionnelles et temporaires pour redonner suffisamment de disponibilité à court terme sur le marché intérieur des ovoproduits en privilégiant le marché européen. Ils souhaitent notamment que des mesures soient prises pour décourager les exportations de produits européens vers les pays tiers. « Selon les prévisions du comité consultatif européen sur les œufs du 16 mars, la production d’œufs sera au mois de juin de près de 20% inférieure aux besoins si aucune mesure n’est prise », rapportent les industriels qui veulent que le comité de gestion prenne « immédiatement des mesures efficaces et adaptées pour faire face à cette crise sans précédent ».
La Commission européenne continue d’affirmer que cette envolée des prix est « seulement une réponse à court terme à la pénurie temporaire du marché plutôt qu’un changement permanent ».

(1) Voir n° 3342 du 19/03/12

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