Première vocation de l’agriculture : produire des aliments pour nourrir. Qu’il s’agisse de Nicolas Sarkozy, de François Hollande ou d’autres candidats, c’est le même credo. « Mieux produire et parfois plus produire, affirme François Hollande, car nous avons aussi à nourrir le monde ». Les vieilles idées consistant à justifier l’agriculture par l’aménagement du territoire ou à privilégier l’environnement sur la production ne sont plus d’actualité. Gauche comme droite se rejoignent autour d’un objectif qui est de produire plus et mieux, même s’ils s’écartent, parfois radicalement, sur les moyens d’y parvenir.
A gauche, on prône aussi une politique fortement liée à l’emploi, une certaine redistribution des aides et des solutions plus collectives, mutualistes ; à droite, on fait confiance à la liberté d’entreprendre tout en encourageant des organisations de producteurs. C’est en tout cas ce qui ressort de ce qu’affirment les candidats. Mais toujours s’affirme l’objectif de produire pour le marché intérieur comme pour nourrir le monde. Corollaire : la Politique agricole commune doit continuer à exercer une vraie régulation des marchés agricoles.
Au fond, l’agriculture est peut-être la matière la moins « discriminante » dans cette élection présidentielle. Celle où les différences, qui existent indéniablement, sont les moins tranchées. En décidant d’entrouvrir la porte au pluralisme syndical dans les interprofessions, la FNSEA vient d’ailleurs de supprimer un des éléments discriminants entre la gauche et la droite.

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