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Grandes cultures Produire et exporter sans entraves, plaide Orama

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Lors de sa conférence de presse, à Paris, présentant le Sommet du végétal qui aura lieu les 18 et 19 janvier à Marseille, le syndicat des grandes cultures, Orama, a rappelé que la vocation exportatrice de la France ne devait pas être bridée par les politiques européennes.

«Produire n’est pas le problème, mais la solution face à la situation actuelle », a déclaré Philippe Pinta, président d’Orama, lors de la conférence de presse organisée par le syndicat des grandes cultures, à Paris le 11 janvier. Il a insisté sur la nécessité de produire plus, en remettant en question vingt ans d’une politique européenne visant, selon lui, à brider la production et les exportations de grains. De plus, il a soutenu la contractualisation, dans le but d’assurer des débouchés, que ce soit à l’export ou à destination des productions animales.

Exporter plus et contractualiser afin de pérenniser les débouchés à l’export
« L’export est un vrai marché, et n’est pas seulement un débouché pour les surplus », a lancé Philippe Pinta. Selon lui, les pays importateurs sont inquiets lorsque des contraintes réglementaires sont mises en place en Europe sur l’utilisation de certains produits en grandes cultures. « Il y a nécessité de contractualiser avec les pays importateurs de façon pluriannuelle afin d’établir une relation commerciale durable avec le bassin méditerranéen », a insisté Xavier Beulin, nouveau président de la FNSEA, et présent à cette réunion. Pour les représentants d’Orama, « il faut donner les moyens aux céréaliers français de produire avec un minimum de contraintes politiques ou réglementaires afin de fournir les pays tiers, même quand les productions de la mer Noire sont disponibles sur le marché ». La France exporte des céréales vers plus de 130 pays, mais le bassin méditerranéen reste l’un des débouchés les plus compétitifs en raison de faibles coûts de transports, ont indiqué les représentants du syndicat des grandes cultures. Avec des pays structurellement déficitaires comme l’Algérie ou l’Egypte, Philippe Pinta a expliqué que les céréaliers français avaient vocation à répondre à cette demande.

Créer des partenariats contractuels avec les filières de l’élevage
« L’alimentation animale constitue un débouché important pour les filières végétales. Notamment en viandes blanches, poulet et porc, où 50 à 60% des coûts de production sont liés aux achats de céréales », a fait remarquer Philippe Pinta. Il souligne que la hausse des cours mondiaux des tourteaux et des céréales a mis en exergue les difficultés de l’élevage. Pour remédier à ces difficultés, il est nécessaire, selon lui, de mettre en place des relations contractuelles, au sein des coopératives par exemple, entre les filières végétales et animales. Mais il insiste sur la nécessité de discuter avec l’aval, abattoirs et grande distribution, afin de répercuter les marges vers les éleveurs. Enfin, Philippe Pinta a ensuite évoqué l’importance d’une régulation des marchés agricoles, par le biais d’une transparence accrue sur les disponibilités, de concertations entre les pays et par la constitution de stocks. D’ailleurs, Orama souhaite lancer un plan silo, dont le coût pourrait se situer entre 800M et 1Mds€, afin d’accroître les capacités de stockage françaises de 5Mt. Un soutien de l’Etat français est demandé par Orama pour la réalisation de ce projet.

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