Pour 2013, Louis-Fabrice Latour, président de la FEVS, a voulu se montrer « prudent », attirant l’attention sur la difficulté constante des vins français à gagner des parts de marché en volume. « Je redoute un retournement des marchés en 2015 ou 2017. Je n’aimerais pas revivre 2009, après la crise bancaire mondiale », qui a entraîné un effondrement des ventes des vins haut de gamme. « Si nous ne prenons pas soin d’assurer un développement de nos parts de marché en volume, nous prenons le risque de fragiliser l’ensemble de notre filière et d’éroder notre capacité à créer de la valeur », a-t-il alerté. Une piste évoquée par lui pourrait être de positionner les vins du Sud de la France, moins chers que les vins de Bordeaux et de Bourgogne, sur des segments plus qualitatifs à l’export. Une autre piste est l’augmentation de la production du vignoble. Cela passe par le renouvellement des vignes, et « peut-être par une augmentation des surfaces ». Ce travail de réflexion à la FEVS durera six à huit mois.
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