Si un chèque alimentaire venait à être mis en place par le gouvernement, 30 % des Français privilégieraient des produits locaux, 18 % du made in France et 22 % en profiteraient pour acheter des produits frais non transformés, selon les résultats du baromètre annuel du label Max Havelaar, dévoilé le 24 novembre. Pour trois Français sur quatre (73 %), le prix est le principal frein à une consommation de produits alimentaires responsables (made in France, locaux, zéro déchet, bio). « Dans un contexte inflationniste exceptionnel, le prix est plus que jamais déterminant lors du passage en caisse », explique le communiqué de Max Havelaar. Ce critère est prioritaire pour 69 % des sondés, soit une hausse de 7 % en un an et de 10 % par rapport à 2020. De plus, seuls 34 % des Français prévoient aujourd’hui de conserver un budget stable pour leurs achats alimentaires au cours des mois à venir (-11 % par rapport à 2021).
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Lorsqu’ils se tournent vers des achats « responsables », la première motivation des consommateurs reste « la juste rémunération des producteurs » (41 %). Viennent ensuite la provenance (39 %), la qualité des produits (32 %), la volonté de mieux consommer (31 %), la protection de l’environnement (29 %) et le goût (27 %). La hausse des prix freine les Français dans leurs achats du quotidien, cependant ils restent favorables pour 90 % d’entre eux au maintien de l’orientation de la loi Egalim 1 d’approvisionnements durables des cantines « malgré l’inflation ». La très grande majorité des sondés (93 %) est, par ailleurs, demandeuse d’un engagement des collectivités territoriales dans « une démarche d’alimentation durable impliquant aide aux producteurs, engagements de qualité des produits des cantines ou encore sensibilisation des enfants. »