Comme l’a précisé Matignon lors d’un point presse le 9 février, le gouvernement a profité de la présentation du projet de loi Climat en Conseil des ministres pour opérer quelques ajustements, parmi lesquels une modification de la future définition de l’artificialisation. « Nous avons écouté attentivement les commentaires du Conseil d’État », a indiqué Matignon. Initialement, le texte excluait les « surfaces de pleine terre » de la définition d’une zone artificialisée, ce qui revenait à considérer certaines terres agricoles drainées comme artificialisées. Dans la nouvelle version, « les mots de pleine terre ont été retirés et on garde bien la logique de fonction », explique Matignon. Comme le prévoit le projet de loi modifié, un décret fixé en Conseil d’État établira « une nomenclature des sols artificialisés en fonction de leur occupation et de leur usage, ainsi que l’échelle à laquelle l’artificialisation des sols doit être appréciée ».
À l’issue du Conseil des ministres, Barbara Pompili a également précisé que le chèque en faveur d’une alimentation durable, promis par le président de la République sur proposition de la Convention sur le climat, visera à développer l’« accès à une alimentation saine, et de qualité, en développant le bio et les circuits courts ». Celui-ci ne fera pas partie de la loi climat, mais devrait faire l’objet d’« un plan ambitieux » annoncé « dans les prochaines semaines », a promis de son côté le député Mounir Mahjoubi (LREM, Paris), intervenant en commission des affaires économiques lors de l’examen de la proposition de loi socialiste contre le gaspillage alimentaire le 10 février.
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À cette même occasion, l’ancien élu de la majorité Matthieu Orphelin (Non-inscrit, Maine-et-Loire) a alerté ses homologues : « Ne mésestimez pas les forces de tous ceux dans les rangs de la majorité qui veulent que ça ne se fasse pas. » Selon le député, Julien Denormandie aurait notamment déclaré, lors d’une réunion du 9 décembre autour du texte de la Convention citoyenne, que le projet de chèque « coûtait trop cher ».