Les pays membres de la FAO se sont engagés à réduire de moitié le nombre de personnes souffrant de la faim d’ici 2015. Mais la déclaration finale du sommet de la FAO, qui s’est achevé le 5 juin, reste très timide sur les biocarburants et les subventions à l’agriculture. Plus de 6,5 milliards de dollars de promesses de dons ont été faites pour lutter contre la faim et la pauvreté.
«Je pense que nous pouvons dire que les objectifs atteints dépassent nos espoirs », s’est félicité Jacques Diouf, le directeur général de la FAO, à l’issue de l’adoption de la déclaration finale aux termes de trois jours de travaux. « On peut dire que l’on a pris la vraie mesure du problème de la faim dans le monde, que nous avons pris la vraie mesure du fait que cette fois-ci nous n’avons pas seulement un problème humanitaire qui touche quelques pays mais un problème mondial qui touche tous les pays. C’est ensemble que nous pourrons faire face », a conclu M. Diouf.
La banque de développement africaine a promis de débloquer 1 milliard de dollars, la Banque mondiale 1,2 milliard, les Etats-Unis 1,5 milliard, la France 1,5 milliard (sur 5 ans) et la banque islamique de développement 1,5 milliard. Parmi les autres contributeurs figurent le Royaume-Uni (590 millions de dollars), la Nouvelle-Zélande (7,5), le Koweit (100), le Japon (150), le Venezuela (100), l’Espagne (773) et le programme d’urgence des Nations unies (100).
La déclaration finale invite les « partenaires du développement » à participer et à contribuer aux « initiatives internationales et régionales relatives à la flambée des prix des denrées alimentaires » et à « aider les pays à mettre en place des politiques révisées et des mesures de nature à aider les paysans, en particulier les petits producteurs, à accroître leur production et à s’intégrer dans les marchés locaux, régionaux et internationaux ». La déclaration recommande aussi des initiatives visant à « limiter les fluctuations inhabituelles » des prix des céréales vivrières. Au sujet du changement climatique, la déclaration souligne la nécessité de traiter la question fondamentale de savoir comment accroître la capacité de récupération des actuels systèmes de production vivrière face aux défis du changement climatique.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
Appel au dialogue sur les biocarburants
En ce qui concerne la question controversée des biocarburants, la déclaration souligne que des études approfondies sont nécessaires pour faire en sorte que la production et l’utilisation des biocarburants soient durables et tiennent compte de la nécessité de parvenir à la sécurité alimentaire mondiale et de la maintenir.
La déclaration réaffirme, enfin, « l’engagement des membres de l’OMC à mener à bien rapidement le Programme de Doha pour le développement et réitère leur volonté de parvenir à des résultats complets et ambitieux qui déboucheraient sur l’amélioration de la sécurité alimentaire dans les pays en développement ».