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Promotion : « Aucun secteur ne doit être exclu », préviennent les professionnels de l’UE

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Alors que la Commission européenne organisait les 12 et 13 juillet une conférence sur ses projets de révision de la politique de promotion des produits agricoles de l’UE pour recueillir les avis des parties prenantes sur ce dossier, une quinzaine d’organisations professionnelles préviennent dans une déclaration commune qu’« aucun produit ou secteur ne doit être exclu ». Pour ces organisations – Copa-Cogeca (agriculteurs et coopératives), Efow (vin), FoodDrinkEurope (agroalimentaire)…  –, « il est crucial de ne laisser personne de côté et de soutenir les efforts des producteurs vers plus de durabilité dans un environnement extrêmement compétitif ». Et d’ajouter qu’il « existe de nombreuses pratiques durables qui devraient toutes être soutenues de la même manière, l’agriculture biologique n’est que l’une d’entre elles ».

Lire aussi : Promotion : un budget 2022 en hausse et toujours plus orienté vers le bio

La Commission européenne confirme dans son projet de budget pour la politique de promotion en 2022 le virage pris en 2021 avec une part toujours plus importante de fonds (185,9 millions d’euros au total soit 3 millions de plus qu’en 2021) consacrés à l’agriculture bio. Et elle envisage de réduire dans les années à venir les soutiens à la viande rouge ou au vin en raison de leur impact négatif sur la santé.

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Un budget encore insuffisant

Les organisations du secteur agroalimentaire de l’UE rappellent pourtant que la politique de promotion « est avant tout une politique de compétitivité agroalimentaire ». Elles demandent une enveloppe globale pour les actions sur l’agriculture biologique et la durabilité. Cela serait « plus équitable pour tous les producteurs qui, bien que n’étant pas certifiés biologiques, font des efforts considérables », écrivent-elles.

Concernant le budget 2022, les quinze organisations se félicitent de l’augmentation de l’enveloppe mais rappellent qu’elle se situe toujours « bien en deçà des 200 millions d’euros fixés en 2020 ». Or, entre les incertitudes de l’après-Covid, la réalité du Brexit et la compétitivité internationale, « les ressources financières requises pour soutenir les entreprises agroalimentaires sur le marché intérieur et sur le marché international sont plus que jamais nécessaires ».