Face au développement de l’abattage sans étourdissement pour des raisons économiques, Nicolas About, sénateur, a déposé une proposition de loi le 15 septembre visant à établir un quota d’abattage rituel par abattoir, un étiquetage spécifique des viandes et des sanctions en cas de non-respect.
Une proposition de loi « visant à limiter la production de viande provenant d’animaux abattus sans étourdissement aux strictes nécessités prévues par la réglementation européenne » a été déposée en première lecture par le sénateur Nicolas About le 15 septembre. Visiblement, le développement des marchés de niche de la viande halal et casher remet en question la problématique du bien-être animal lors de l’abattage. Nicolas About explique que « bien que l’abattage sans étourdissement ne soit autorisé en France qu’à titre dérogatoire, il apparaît aujourd’hui que l’exception devienne la règle générale. […] Ainsi en 2008, la Direction générale de l’alimentation estimait qu’en France 12% des bovins et 49% des ovins étaient tués sans étourdissement, selon des rituels religieux, tandis que les pratiquants musulmans et juifs ne représentent que 7% de la population française. » La raison de ce développement est purement « économique ». Cette « généralisation de l’abattage sans étourdissement […] permet aux abattoirs d’accéder à de nouveaux marchés, celui de la viande casher et halal, de plus en plus lucratifs, tout en écoulant les invendus sur le marché classique. » Le sénateur demande donc la mise en place d’un quota d’abattage sans étourdissement par abattoir, l’étiquetage obligatoire des viandes (viande provenant d’animaux abattus après/sans étourdissement) et la mise en place de sanctions pénales et économiques pour les abattoirs ne respectant pas la loi.
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