« Nous avons décidé de maintenir les autorisations de mise en marché [pour le prosulfocarbe] sous réserve d’utilisation d’instruments de précision (buse anti-dérive…) », a annoncé le directeur général de l’Anses Benoît Vallet le 24 février au Salon de l’agriculture. L’agence sanitaire a indiqué avoir obtenu les données d’exposition manquantes qui ont permis de confirmer que « la limite d’exposition ne serait pas dépassée » grâce à ces équipements, en ce qui concerne les riverains et notamment les enfants. Les données ont été obtenues dans les conditions d’utilisation en vigueur depuis octobre 2023, à savoir : une réduction des doses maximales de prosulfocarbe à l’hectare d’au moins 40 % ; et l’obligation d’utiliser des buses permettant une réduction de 90 % de la dérive, assortie d’une distance de sécurité de 10 mètres avec les zones d’habitation (ou 20 mètres, le temps de s’équiper de buses plus performantes).
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
Les firmes Syngenta et Globachem, ainsi que les fabricants de génériques, seront notifiées « assez rapidement, après le Salon » de l’agriculture, a ajouté Charlotte Grastilleur, directrice générale déléguée du pôle Produits réglementés. Pour Benoît Vallet, cette décision montre deux choses : « La première, c’est que notre obsession est la sécurité sanitaire. La deuxième, c’est que nous écoutons les filières et les acteurs du domaine. Je le redis ici : en Belgique, [l’herbicide prosulfocarbe] a été interdit. C’est un mauvais procès fait à l’Anses de penser que nous interdirions sans réfléchir et que nous ne prenons pas en compte les problématiques des filières. »