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Groupe de travail Protéines végétales : un plan d'action pour réduire la dépendance de la France

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Le conseil spécialisé oléoprotéagineux de FranceAgriMer, réuni le 2 juin, a pris connaissance des recommandations d'un groupe de travail sur la réduction de la dépendance de la France en protéines végétales à destination de l'élevage. Ce document de sept pages évalue les besoins des filières animales, identifie les freins à la culture du pois de printemps, de la féverole, du soja et avance un plan d'actions opérationnelles à trois ans.

« En 1973-74, la dépendance de la France en protéines, autrement dit le taux de non-couverture des besoins, s'élevait à 69 %, peut-on lire. Elle est aujourd'hui estimée à 37 % du fait de l'évolution des politiques publiques, de la suppression des farines animales et de la production de biocarburants. »

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Les actions proposées consistent à améliorer la teneur en protéine des matières premières, inciter les fabricants d'aliments du bétail (fab) à utiliser des protéagineux (en jouant sur la génétique, la valeur nutritionnelle, la concertation entre fab et semenciers). D'autres points visent à innover en matière d'agronomie, notamment dans les systèmes de production et avec un raisonnement en marge brute par rotation ; à exploiter les leviers réglementaires (directive nitrates, Pac) et environnementaux. Le groupe de travail recommande de structurer une filière autour des protéagineux : impliquer pour cela les organismes stockeurs, investir dans la transformation, proposer un label soja français non OGM, élaborer « des cadres contractuels à même d'améliorer la lisibilité sur les prix de transaction et la stabilité ».